Moteurs "Vacuum" ou "Avaleur de flamme", PAGE n° 2/2

Le 20 septembre 2008.

Je viens de recevoir ce moteur Vacuum de Lutz Hielscher, d’autres photos sur
cette page
autant le montage a été facile et rapide, autant les réglages sont assez laborieux.

Le 25 septembre 2008.
Tout DOIT tourner librement !

après avoir « affiné » au maximum les réglages il tourne maintenant parfaitement bien, mais peut être avait il aussi besoin d’un petit rodage?
Chaque chose qui peut paraître comme un détail est important :
– Le volant, quand il est monté tout seul il doit tourner longtemps sans s’arrêter
– Le piston seul doit glisser librement sans accrocher nulle part, et quand on bouche la valve, on doit sentir la compression.
– le levier qui ferme la valve doit basculer sans aucune difficulté

En résumé, 
toutes les parties en action doivent fonctionner le plus facilement possible !
Contrairement aux autres Vacuums que je possède, je suis très étonné de voir qu’il faut absolument que le huileur contienne toujours de l’huile, en effet le cylindre chauffe énormément, d’ailleurs la mise en route prend cinq bonnes minutes pendant lesquelles il faut lancer plusieurs fois le volant, et ce n’est qu’une fois le cylindre et le piston bien chaud que le moteur démarre doucement, d’ailleurs dans la notice il est dit que plus le moteur est chaud et meilleure sera l’étanchéité du piston.
Mais comme les autres Vacuums, quand il est trop chaud, disons au bout de 20/25mn de fonctionnement il s’arrête parfois et il faut le relancer, et au bout de 3 ou 4mn il fini par s’arrêter complètement.

Lutz Hielscher

 

 

 

voilà une petite vidéo du moteur en fonctionnement.

Le 6 octobre 2008 Ficelle
graphitée en guise de segment.


Comme vous avez pu le voir sur la page avec les autres photos, ce moteur dispose d’un piston qui a pour segment une ficelle graphitée qui devrait assurer une étanchéité parfaite.

Quand je l’avais mise en place la première fois j’avais peur de mettre une trop grande épaisseur et ainsi de rendre le déplacement du piston trop difficile.
J’ai donc démonté ce piston et retiré la ficelle, et avec la nouvelle ficelle j’ai fait deux tours au lieu d’un seul, j’ai bien serré et j’ai eu du mal à insérer le piston dans le cylindre, de plus, à la main je trouvais que le déplacement du piston était assez dur et je doutais du bon résultat de la chose, en tous cas une chose était sûre c’est que l’étanchéité devait être parfaite.

Quand j’ai allumé la mèche du brûleur et lancé le moteur, quelle ne fut pas ma surprise de voir que ce moteur qu’il fallait habituellement lancer une bonne trentaine de fois histoire de le préchauffer, démarrait ici au bout de la deuxième fois seulement!

Le 5 octobre 2008 
Le nouveau avaleur de flamme « Hillen ».
Je viens juste de recevoir ce moteur à « dépression » ,
 ça me confirme également que ces moteurs ne sont pas connus du tout en France
puisqu’il n’existe pas de nom Français.

Dès l’ouverture du colis je constate que ce moteur est une superbe fabrication, réalisé en laiton MS58 et en aluminium, il est très lourd puisqu’il pèse 5kg.
Je fixe les deux volants qui avaient été démontés pour le transport et en les faisant tourner à vide je « sens » la précision de la fabrication, absolument aucun jeu apparent, et il y a plusieurs roulements.
Sans plus attendre, je fais le plein d’alcool (toujours à 95%), je le mets en place
et j’allume la mèche, je lance très doucement et une seule fois les lourds volants en laiton massif que déjà le moteur émet un agréable « plop plop plop », comme vous le verrez un peu plus bas sur la vidéo, ce moteur tourne vraiment à merveille!
C’est bien simple, de tous les avaleurs de flamme que j’ai eu, c’est pour l’instant celui qui me donne le plus de satisfaction, et bien que la personne qui l’a fabriqué, conseille de le préchauffer jusqu’à environ 60° avec un sèche-cheveux pour éviter la condensation, je ne l’ai pas fait et malgré ça, le moteur tourne superbement bien.
Remarques :
Le piston est en graphite, il n’y a donc pas besoin de lubrifier du tout et le mouvement en est facilité. La valve est également en graphite.

Voici donc la petite vidéo, je vous laisse apprécier.

Le 8 octobre 2008.La
position de la flamme.
Je l’avais déjà signale,
La position et la forme de la flamme est de la plus haute importance!


et je savais que c’était très important, mais je viens de faire un essai.
Le brûleur avec une hauteur de la mèche qui est fixe mais comme c’est une mèche
en laine d’acier, je l’ai un peu déformée et décentrée par rapport au tube dans
laquelle elle se trouve, regardez sur les photos ci dessous.

sur cette photo la mèche se trouve à 2 mm de l’ouverture du cylindre,

le moteur tourne à 300 trs/mn
sur cette photo j’ai tourné le brûleur de façon à ce que la mèche soit dirigée
vers l’arrière et à 6mm de l’ouverture du cylindre, le moteur tourne à 480 trs/mn
Le 17 Octobre 2008. La
dernière création de M. Maiwald.
Je viens de recevoir le dernier moteur
avaleur de flamme de M. Maiwald. cliquez sur la photo pour en voir d’autres.

Fidèle aux constructions de monsieur Maiwald, ce moteur tourne très très bien.
Une innovation par rapport aux autres moteurs qu’il a fabriqué, c’est que le brûleur est réglable et qu’il permet de réguler la vitesse du moteur.

Vidéo du moteur "Maiwald".

Le 21 Octobre 2008. Le problème de la lubrification est il résolu?
Je pense avoir ENFIN trouvé le bon lubrifiant pour les pistons de mes « avaleurs de flamme »! C’est en lisant une annonce sur ebay ou le vendeur disait que si on mettait une goutte de pétrole dans la cheminée, il en sortait de jolis volutes de fumée. Bien sûr son moteur était certainement prévu pour, mais ça m’a donné l’idée d’essayer du pétrole comme lubrifiant. (ils’agit là de pétrole di « Lampant » de couleur rouge utilisé pour les Lampes à pétrole) J’en ai donc mis un tout petit peu dans une seringue et je l’ai injecté dans la petite cheminée qui contient la bille qui fait office de valve d’échappement de mon moteur tournant. Je m’attendais à ce que le moteur s’arrête comme quand je mettais de l’huile, mais oh miracle! il s’est mis à tourner de plus belle!!! et le bruit qui jusque là était souvent assez irrégulier est devenu tout à coup comme une douce musique très régulière. Et cerise sur la gâteau, au bout d’un moment il y avait même de la fumée qui sortait de la cheminée :-)) Je suis vraiment très satisfait d’avoir trouvé ce système de lubrification, mais en même temps je serais tout de même un peu réservé dans la mesure ou je ne l’ai pas testé sur mes autres moteurs avaleur de flamme, mais j’espère bien confirmer cette solution.

Le 22 Octobre 2008. Confirmation de l’efficacité de la lubrification au pétrole.
Je viens d’essayer sur mes autres moteurs sauf sur le « Hillen » qui a un piston en graphite et sur le « Lutz Hielscher » qui est démonté suite à un serrage, et je peux maintenant confirmer que le pétrole se révèle être (pour l’instant) le lubrifiant le plus efficace et surtout qui ne fait pas s’arrêter le moteur!

Toutefois il y a un changement au niveau du démarrage à froid après avoir utilisé du pétrole, le moteur ne démarre pas du premier coup comme avant mais il faut le lancer plusieurs fois, ensuite il démarre très doucement (normal il y a la condensation) puis il monte en vitesse et au bout de quelques minutes il atteint sa vitesse de croisière.
Je suppose que ce sont les résidus gras contenus dans le pétrole qui font que le piston ait un peu plus de mal à coulisser mais une fois que la chaleur a rendu ces résidus plus fluide ça va nettement mieux.

Le 30 Octobre 2008.
Un nouvel essai avec mon avaleur de flamme Maiwald Horizontal et en lubrifiant le piston avec du pétrole.
Le démarrage se fait maintenant sans aucun préchauffage et je dois dire qu’il n’a jamais aussi bien tourné, avant quand je le faisais tourner avec un réservoir d’alcool il était tellement chaud que je ne pouvait plus le remettre en route, et là j’ai refait trois pleins de suite et il a tourné comme une horloge,
bien sûr il faut faire un peu attention aux vapeurs, mais ça tourne très bien.
Autre chose c’est le re démarrage à chaud, c’est souvent un problème mais là avec le pétrole ça n’en pose aucun! ça redémarre.

 

le 29 décembre 2008 – Le moteur de Fernand Petitjean dit « Ferdy ».
Fernand avait fabriqué ce moteur et il m’avait dit à l’époque qu’il n’arrivait pas le mettre en route. Malheureusement Fernand nous quittait le 20 décembre dernier sans avoir eu le temps de le fignoler et surtout sans le plaisir de le voir tourner.
J’ai demandé à sa compagne si je pouvais essayer de le faire tourner, elle me l’a offert sans hésiter.

J’ai passé quelques heures à essayer de le mettre en route et de modifier un peu les divers réglages, tant au niveau de la came que de la mèche, hauteur et orientation.

Avec maintenant quelques mois d’expérience avec ces moteurs je sais oh combien ils peuvent êtres capricieux pour un rien et refuser de démarrer.
Je m’y suis repris à plusieurs fois, et un jour j’ai enfin réussi à le faire tourner mais ce n’était pas encore tout à fait ça puisqu’il s’arrêtait au bout d’une minute ou deux et il fallait le relancer.

Mon Ami Francis m’avait proposé d’essayer de voir ce qui n’allait pas, et comme il avait déjà fabriqué plusieurs moteurs (voir sa page)qui tournaient avec un franc succès je me suis dit que s’il y en avait un qui parvenait à bien régler ce moteur c’était bien lui.
Je lui ai donc apporté et au après peu de temps il a constaté que le piston d’origine qui était en alu présentait un peu trop de jeu, il a alors confectionné un nouveau piston en fonte, je dois dire que à l’époque, Fernand m’avait dit qu’il avait fabriqué un piston en fonte mais qu’il pensait que ça n’irait pas et qu’il en changerait.
En fait il était bien sur la bonne voie puisque ce nouveau piston en fonte faisait toute la différence, et maintenant le moteur démarre pratiquement instantanément et
tourne à merveille.

Francis à également fabriqué cette petite plaque avec le nom de Fernand dessus, je pense que de la haut il peut être très fier de son premier moteur vacuum qui est une réussite mais aussi qu’il ait fait beaucoup d’émules aussi pour les moteurs Stirling !

 Fernand tu resteras toujours un exemple pour nous tous, MERCI pour tout ce que tu nous a appris, nous ne t’oublierons pas !

 

Le moteur Vacuum de Fernand Petitjean.

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